Dans
cette émission "REGARDS" présentée et préparée par
Alexandre Rosada, et Darouèche
Daou nous vous invitons à une découverte des infrastructures
scolaires de Mayotte et de leurs évolutions pour les quatre prochaines
années en compagnie du Vice Recteur, Philippe COUTURAUD et
Achiraf BACAR, Directeur de l'IFM..
Avant
tout le système éducatif à Mayotte en chiffres c'est : 200
écoles et 40 mille élèves dans le primaire.
Les effectifs sont en progression de 26% sur six années scolaires.
Dans le Secondaire ce sont 20 lycées et collèges,
et plus de 17000 èlèves.
Soit une progression de plus de 40% sur les six dernières années
scolaires et des moyens en postes connaissant une progression de
plus de 102%.
Nous commençons notre entretien par un état des lieux concernant
la maitrise de la langue de la République par les enfants de Mayotte.
"Malgré les progrès trés importants réalisés au niveau de l'enseignement
primaire, nous dit le Vice Recteur, une proportion non négligeable
d'enfants accueillis en classe de 6ème ne peuvent suivre avec profit,
l'enseignement qui leur est dispensé par des professeurs compétents,
attentifs et dévoués. Le résultat est lourd de conséquences"
Toutes les disciplines souffrent de ce niveau
de langue insuffisant.
La spirale de l'échec scolaire est de ce fait engagée, redoublements,
triplements ou abandon en cours de scolarité au collège. Nos élèves
enregistrent globalement des scores de réussite inférieurs de 30
voire 40% à ceux de leurs camarades de métropole indique Philippe
Couturaud.
Face
à ce constat "il faut agir à tous les niveaux et proposer
des solutions adaptées à la réalité locale nous dit Philippe Couturaud.
"là est la difficulté, là est le défi à relever, tous ensemble".
Nous évoquons les différents solutions de ce chantier.
A l'école d'abord, "il faut mettre l'accent sur l'apprentissage
de la lecture en cycle II" précise le Vice Recteur, il faut
aussi professionnaliser les formations initiales et continues, et
résorber les déficits en classes scolaires.
Au Collège le vice recteur nous annonce sa volonté de "diversifier"
les voies de la réussite par le dévellopement de l'enseignement
de la technologie justement.
En ce qui concerne le Lycée, les établissements polyvalents vont faire leur
apparition, et Philippe Couturaud nous présente les filières qui
vont être encouragées.

Nous évoquons à présent le programme des constructions à envisager
à Mayotte entre 2003 et 2006, soit pour les quatre prochaines années.
Pour les collèges nous indique Philippe Couturaud, nous ouvrirons
un collége à Tsingoni en 2003, et accroîtrons de 300 places le collège
du quartier de Labattoir, sur la Petite Terre.
En 2005 sont prévues : la rénovation du collège de Tsimkoura, l'
ouverture d'un collège à Passamainty et l'accroissement de 300 places
au collège de Pamandzi.
En 2006 : un collège au Nord de Mamoudzou sera ouvert.
S'agissant des Lycées professionnels, poursuit le Vice Recteur,
il y en a déja trois qui fonctionnent (Kahani, Kawéni et Dzoumogné),
en 2003, nous rénoverons l'annexe de Chirongui (bois et matériaux),
et poursuivrons la rénovation du LP de Dzoumogné et de Kahani. En
2005 l'ouverture de la première tranche de la reconstruction du
LP de Kawéni est prévue.
Enfin les Lycées Polyvalents vont faire leur apparition. Ils mélangeront
enseignement général, professionnel et technologique. En 2003 les
lycées de Mamoudzou et de Sada accueilleront des formations professionnels
tertiaires. Un lycée polyvalent du Nord sera mis en place à M'Tsangadoua
à la rentrée de septembre cette année : 600 places sont prévues.
A noter aussi en 2003 un Centre de documentation. Il sera construit
à Mamoudzou.En 2005 un lycée polyvalent sera construit à Chirongui
et à Dzoumogné.En 2006 un lycée polyvalent sera construit à Dembéni
et le lycée de Petite terre sera agrandit.
Nous concluons notre émission avec nos invités sur le thême
des moyens financiers et humains.
Le contrat de plan 2000/2004 prévoit une dotation provisoire de
76.22 millions d'euros.
Pour 2003 et 2004 les dotations seront de 29.88 Millions d'euros.
Une convention spécifique de 103.82 millions d'euros couvrira la
période 2003/2006.