Dans
ces deux émissions "REGARDS"
du mois de Mai 2003 présentée et préparée par
Jean Claude Toihir, et Moina
Saindou nous vous invitons à une découverte des deux principaux
syndicats de Mayotte que sont UT-FO et CISMA-CFDT.
Les 6 et 8 Mai, nous recevons Saïd
Boinali, secrétaire général de la Cisma CFDT.Il
est interviewé par Jean Claude Toihir de RFO Mayotte et Kamal
Eddine Saindou de Mayotte Hebdo en langue française, par
Moina Saindou en langue mahoraise.
Les 13 et 15 mai, nous recevons Mohamed
El Had Soumaila, secrétaire général de UT-FO.
Il est interviewé par Jean Claude Toihir et par Moina Saindou,
en mahorais.
En introduction de la première émission, Jean Claude
Toihir, nous informe qu'a l'issue de son 4ème Congrés
la CISMA, 10 ans aprés sa création, a adopté
de nouveaux statuts, qui vont permettre d'avoir une représentation
au niveau national, l'ancien confédération intersyndicale
est désormais devenue CISMA-CFDT.
Quel bilan 10 ans aprés ? Boinali Saîd, explique que
la question du statut des agents de la Collectivité avait
été posé, et que 10 ans aprés, le
combat n'est pas terminé, c'est dire explique-t-il
que les difficultés sont encore grandes à Mayotte.
Mais officiellement le rattachement de la Cisma à la CFDT
qu'est ce que cela apporte demande le journaliste de RFO ? Qu'est
ce que cela change ? D'abord réponds Boinali Said, être
une centrale intersyndicale c'est prendre en compte aussi bien les
secteurs publics que privés, mais le rapprochement avec la
CFDT nous permettra surtout d'introduire une relation constante
de travail des dossiesr avec Paris.
Nous étions jusqu'içi dans une application du droit
spécifique et nous entrons dans le droit commun tout en cherchant
son application au niveau national. Nous serons épaulés
par la Centrale CFDT, elle nous aidera pour une meilleure
défense, elle nous apportera un soutien technique et une
plus grande compréhension des dossiers.
La CISMA, poursuit son secrétaire général a
toujours privilégié le dialogue avant d'entrer en
conflit. Depuis 94 nous avons toujours dit que nous construuisons
un syndicalisme de propositions. Certains préfèrent
le syndicalisme de contestation, nous nous privilégions la
négociation en amont avant d'entrer en conflit.
C'est une stratégie qui vous a pourtant fait perdre des adhérents
remarque le journaliste de Mayotte Hebdo ? Oui nous avons perdu
des adhérents, effectivement quand on traite les dossiers
sur le fond de manière technique on est parfois pas compris
par sa base. Mais notre stratégie est à long terme.
L'émission évoque aussi les conflits sociaux à
Mayotte et un reportage sur la grève de Février 2003
à la Sogéa, qui a montré une divergence entre
la tête et la base du syndicat, est diffusé.
Saïd Boinali précise "la notion de conflit à
Mayotte est différente que celle de Métropole. Pour
les mahorais il faut montrer la force, et le chef ne doit pas plier
devant l'autre chef en face. Pour les métropolitains la contestation
entraine un échange. On se met autour d'une table et on échange
des arguments pour aboutir à un accord.
C'est effectivement difficile parfois de comprendre cette attitude
et cette méthode et il faut du temps pour y parvenir.
L'émission continue et évoque ensuite la grève
des pompiers qui a été aussi trés dure.
En conclusion nous dressons avec son secrétaire général
les grandes lignes de l'avenir pour la Cisma-CFDT.

Dans notre deuxième émission des 13 et 15 Mai 2003,
nous recevons Mohamed El Had Soumaïla, secrétaire général
d'UT-FO.
Jean Claude Toihir commence par faire un historique de la centrale
syndicale.
UT-FO existe officiellement depuis 1993, mais les bases du syndicat
avaient déja été jetées en 82/83 avec
UT-MA, puis avec le temps, Force Ouvrière à fait son
apparition dans les différents services de la collectivité,
comme la Préfecture ou la DASS, et en 1993 le 19 mai, UT-FO
est officiellement née.
Chez nous poursuit le Secrétaire Général, notre
principe de base est la liberté d'adhésion, ce qui
fait que l'on trouve toutes les catégories sociales dans
le Syndicat.
Dans le secteur public nous sommes majoritaire mais dans le secteur
privé nous ne sommes pas absent non plus.
Nous regardons alors un reportage d'une manifestation du 17 octobre
2001 signé Patrick Isaac. Le sujet porte sur les retraites.
Le Secrétaire Général estime que les avancées
de l'époque ne sont pas suffisantes à ce jour.
Qu'en est-il de la confiance entre vous syndicats et la préfecture
demande Jean Claude Toihir ?
Au début nous étions dans le flou et suite aux premières
discussions avec le Préfet nous avons clarifié les
choses et le rythme des choses. Notre engagement poursuit El Had,
c'est de nous impliquer dans l'ensemble des actions de Mayotte,
car en 2004, on parlera de Mayotte décentralisée et
cela concernera autant les élus, que les maires, que les
conseillers généraux.
Je lance d'ailleurs un appel afin que cette implication
intervienne rapidement dit-il.
Nous regardons un autre reportage de Nathalie Rougeau sur le 5ème
congrés d'UT-FO. Il s'est déroulé le 12 février
2003 et le thême des retraites est évoqué encore
une fois.
Nous devons être vigilants poursuit le secrétaire Général
d'UT-FO. L'intégration dans le droit commun sera bientot
à l'ordre du jour.
Il est urgent que le Conseil Général avec les services
de la Préfecture et la DASS se penchent là-dessus
afin d'avoir au plus vite une vision sur l'évolution des
ces structures.
En
ce qui concerne les agents et leur intégration dans la Fonction
publique notre demande poursuit El HAd est de voir étendue
à Mayotte les dispositions nationales relatives
aux conventions, notamment à EDM et à la Poste.
Et que dire du mot d'ordre de grève générale
du 17 Février 2003 qui a été annulé,
alors que les revendications restent, demande le journaliste de
RFO ? Comment l'expliquez vous ?
Nous avions un déficit de confiance et de dialogue social
explique-t-il. Aprés discussion avec le préfet et
le Secrétaire Général de la Préfecture
nous avons rétabli cette confiance. Il se sont engagé
avec un calendrier précis et nous avons pu avancer.
Le secrétaire Général de UT-FO conclue l' émission
en rappelant les objectfis de l'organisation syndicale YT-FO.
Oeuvrer pour le bien être de chacuns, des uns et des autres.
Oeuvrer pour le bien répète-t-il.