Guy Fuzivala et Toshio Tanigushi


Histoires Pays
Pays d'Histoire





Yvette Téamo née Okada

Une Honorable
Présence Japonaise en Calédonie...


 

Mercredi 31 Juillet à 12H20 et Samedi 3  Aout à 9h sur Radio Nouvelle Calédonie.
Une émission d'  ALEXANDRE ROSADA

"110 ans en quatres étapes et 5 générations", c'est sous ce titre  que l'Amicale Japonaise de Nouvelle Calédonie commémore l'anniversiare du début de l'immigration volontaire des Japonais en Nouvelle Calédonie. 
A  cette occasion nous vous proposons la rediffusion de notre documentaire radio  "Une honorable présence Japonaise en Calédonie".

C'est en 1892 que tout a commencé. L'année où sont arrivé les premiers japonais, en majorité des hommes , des paysans pour la plupart issus de milieux modestes du Sud du Japon : Kumamoto, Okinawa, Fukuoka, Hiroshima, Nagasaki....

En Calédonie ils occupèrent des emplois de mineurs, d'agriculteurs et de petits commerçants, mais contrairement à d'autres migrations asiatiques sur le Territoire, les Japonais ont fait eux l'objet d'une demande d'autorisation en bonne et due forme de la part de société minières calédoniennes au Gouvernement Japonais de l'époque. 
La première rencontre de tractation entre la SLN et le Consul du Japon s'est déroulée en 1890.

Le premier convoi de 600 Japonais arriva le 25 janvier 1892 à bord du bateau Hiroshima Maru.


Ainsi pour mieux marquer cette différence les autorités Japonaises firent-elles expédier en même temps par bateau 228 tonnes de marchandises pour leurs ressortissants. Cela correspondait à 6  mois de nourriture, à des ustensiles de cuisines japonaise set des vêtements...Cela révélait surtout le traitement particulier en faveur des travailleurs nippons.

Pourtant malgré ces traitements confortables les Japonais connurent des problèmes sur les sites miniers de Thio, nous dit Philippe Palombo, chercheur et André Nakagawa, consul honoraire du Japon en Nouvelle Calédonie.
 Alerté par ces conditions de travail jugées défavorables, le préfet de Kumamoto décide d'envoyer en Calédonie un médecin japonais pour une mission d'inspection. Le Docteur Senda Ichijuro arrive le 20 septembre 1892, il fait son enquête sur les mines de Thio et recueille les doléances de ses compatriotes.

Mais malgré ce rapport favorables à l'amélioration de leurs conditions, les problèmes demeurent, alors l'émigration Japonaise s'arrête jusqu'a ce qu'un accord soit trouvé entre les mines calédoniennes et les autorités japonaises.Cet accord intervient garantissant un statut de travailleurs européens aux migrants japonais.
Les convois peuvent reprendre et de Mai 1900 au 15 janvier 1901 de nouveaux  travailleurs embarquent du Japon pour la Calédonie, ils seront 1208 au total. Mais des grèves se poursuivront  quand même de 1911 à 1921.

Nous poursuivons avec le travail des japonais dans le domaine de l'agriculture, des métiers de services, la pêche ou le petit commerce.
Guy Fuzivala (photo) nous raconte la vie de son père, employé 2 jours seulement puis il se met à son compte comme maraichers.Puis il devient commerçant à l'Orphelinat. André Nakagawa, nous raconte que son père a fait beaucoup de petits boulots dont ceux de taximan et maçon . Extrait du rapport Harada sur l'activités des Japonais issu du livre de Tadao Kobayashi.

Nous abordons aussi le problèmes de la préservation de la culture Japonaise, le déracinement contribue à cette perte de l'identité, mais aussi le fait que les hommes japonais n'ait pas emmené avec eux des femmes de leurs pays nous rappelle Philippe Palombo. La perte de la culture se perd avec la langue qui n'est plus ou trés peu parlée.
Naitrons alors de nombreux enfants métis. Nous écoutons le témoignage de Lucien Tanaka reconnu par son père japonais en 1932.
Guy Fuzivala poursuit avec la vie de son père qui ouvre un magasin de photo, et devient taxi.
Nous abordons aussi la difficulté d'avoir vécut cette double culture pour la deuxième génération.
Vient alors le deuxième conflit mondial un trumastisme pourles communautés Japonaise dans le Monde et celle dela  Nouvelle Calédonie n'est pas épargnée.

Pearl Harbor le 7 Décembre 1941,c'est le drame et tout lesjaponais/français de Calédonie sont arrétés et emmenés à Bourail ou Paita puis rapatriés à la caserne Gailly PAssebosc. Ils sont alors déplacés à l'Ile Nou pour être enfermés dans un camp de concentration. 
André Nakagawa évoque cette séparation douloureuse.Il en pleure en se souvenant de ses images. Guy Fuzivala évoque aussi l'internement de  son père. Melle L'Huillier aussi se souvient de leur rassemblement à la place d'arme avec des fils barbelés tout autour, dit elle.

Philippe Palombo évoque les conditions de vies des japonais au camp de concentration de l'ile Nou. Guy Fuzivala parle des conditions de vies épouvantables des prisonniers.
Ces japonais sont envoyés en Australie. Les familles sont déchirées et vivent un drame Humain...trés vivace encore aujourd'hui...Leurs biens sont mis sous séquestres, qui seront mis en ve,nte aprés guerre entre 1952 et 1960.Les titres miniers aussi seront vendus aux enchères.
Certains des fils sont repartis au Japon revoir leur pères, nous raconte ANdré Nakagawa.
 La deuxième génération des Japonais vit ensuite un déchirement entre une double culture et la recherche d'une ientité. Ces descendants  ont vécut des discriminations nous disent Marie Josée Michel, et Melle Yvette Okada (Photo).Celle-ci pleure car elle a vécut cette blessure.
Aujourd'hui les chercheurs Japonais viennent régulièrement  faire des recherches sur le Caillou, nous entendrons Ryo Kutsuki un étudiant en archéologie.lors d'un passage au Mont Dore

Et cette mémoire de l'esprit Japonais revit aujourd'hui grace aux descendants. Ils sont 4 à 5 mille en Calédonie qui luttent malgré cette "mutilation" due à ll'Histoire nous dit Marie Josée Michel de l'Amicale des Japonais.
Conseiller historique pour cette émission :Frédéric Angleviel.




L'ouvrage de Tadao Kobayashi.
Ed S.E.H.N.C


"Histoires Pays-Pays d'Histoire
" une émission d' Alexandre Rosada.

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