![]() Les Tirailleurs Kanak (Coll G.Viale) |
Histoires Pays Pays D'Histoire |
![]() Départ des Mobilisés de Voh. (Coll.Vautrin) |
| D'origine
culturelle, Européennes ou Kanak, mobilisés ou volontaires,
les Calédoniens répondirent nombreux avec la même
ardeur patriotique, pour défendre le droit et la liberté
lors de la Première Guerre Mondiale. |
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Dans
une première partie nous étudions avec
Sylvette Boyer, docteur en Histoire et auteur d'une thèse
sur la Grande Guerre en Calédonie, la situation géopolitique
dans le Pacifique justement. Les allemands détenaient de nombreuses
colonies, nous dit-elle, notamment, les Samoa, la Papouasie Nouvelle
Guinée et la Micronésie. A la faveur d'insytructions secrétes datant de 1912, qui seront appliquées dés l'entrée en guerre, les alliés s'unirent pour chasser l'ennemi etse partager ses possessions. Les allemands en fuyant vers le vieux continent bombarderont Papeete en Septembre 1914, mais ils seront définitivement coulés dans leurs retraite prés des iles Falklands par les britanniques.... |
En Calédonie la Mobilisation
est décrétée le 5 Aout 1914..c'est Jules Repiquet
Gouverneur par intérim qui assure les pleins pouvoirs...Nouméa
devient centre de recrutement pour tout le pacifique.Les
citoyens français sont concernés en premier, les
kanak soumis aux lois de l'indéginat ne sont pas concernés
mais ils se porteront quand même volontaires. Sylvette
Boyer nous |
Emmanuel
Kasarérhou, directeur culturel du centre Tjibaou,
évoque le cas de Kanak de Houailou qui avaient été
"transportés" par le discours du grand chef de
Gondé qui faisait appel aux qualités guerrières
des Kanak. Suite à cela les Kanak allèrent presque
aussitot s'engage |
![]() Le Catalogue du Musée de la Ville de Nouméa. |
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| Nous
poursuivons l'évocation de cette période historique
avec le départ des bateaux pour le front.Georges
Leroy nous parle de la vie à bord du Sontay et du jeu de la
"carotte". Nous écoutons un texte de Fernand Goyetche
écrivant depuis le bateau Gange à sa soeur Théodorine.
Nous arrivons à Marseille et Sylvette Boyer
évoque les affectations des Calédoniens
sur les différents fronts de guerre. Georges
Leroy nous parle du Front d'Orient, de ses combats dans les
Dardanelles face aux Turcs puis ensuite aux Bulgares. Une lettre de
Louis Gondelon est aussi lue. Lui, mourra au front de la Somme en
1916. Une occasion de rappeler qu'à cette date en Calédonie,
les rumeurs d'une révolte Kanak se faisaient
entendre. Sylvette Boyer précise les raisons multiples de ce
soulèvement en 1917.
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La deuxième partie de l'émission évoque largement le Bataillon Mixte du Pacifique. AU début le BMP est positionné à l'arrière du front, les Kanak sont d'excellents poseurs de lignes, malgré les bombardements précise Sylvette Boyer.C'est en 1918 que les tirailleurs Kanak et le BMP connaissent l'épreuve du Feu, notamment en renfort de la 10ème armée lors de la deuxième bataille de la marne, puis a la bataille de la Serre où ils se distingueront, le 25 Octobre, par la prise de la ferme du petit Caumont. Cela leur vaudra une citation à l'ordre dela 10ème armée. Emmanuel Kasarérhou évoque les témoignages d'anciens combattants qui avaient été choqués par l'aspect étrange d'une guerre où l'on montait au combat"à froid' sans se chauffer d'abord comme dans les guerres Kanak où l'on cite les noms des gens à combattre.Plusieurs textes sont lus sur les conditions de vies au front, notamment les maladies qui furent fatales à de nombreux tirailleurs. Vient alors l'évocation de l'épisode des 22 Loyaltiens engagés sur le bateau le Kersaint et qui se retrouvèrent en Sibèrie. Ils souffrèrent du froid nous dit Sylvette Boyer. Là bas point de combats puisque le bateau avait une mission de renseignement, alors, ils s'illustrèrent par la pêche et le sport face aux Japonais. Hélas trois d'entres eux moururent.Les 19 restant furent rapatriés. La fin de l'émission évoque le retour des Calédoniens et la mémoire de leurs actions ainsi que les pertes humaines de cette grande guerre. Sur 1234 mobilisés calédoniens 185 tombèrent pour la patrie, sur 1039 kanak engagés 359 sont morts dont 140 venant des iles et 132 de la cote Est. Aujourd'hui leurs noms sont inscrits en lettres d'or sur les monuments aux morts et leur mémoire est éternelle. |
Sylvette
Boyer, docteur en Histoire. |
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