Sur Radio Nouvelle
Calédonie le Mercredi 16 Octobre
à 12h20 et Samedi 18 Octobre à 8h.
Une Co-Production RFO/CDP
C'est parce que la lecture
est en fête et que le polar est dans tous
ses états que nous avons décidé
cette semaine de consacrer une émission entière
à un écrivain fortement marqué par ce genre
d'écriture.
Luc Baranger,
franaçis basé au Vanuatu, invité à
Nouméa pour "Lire en Fête" vient de publier
au Seuil dans la collection Baleine un roman intitulé "Bakstage"
dont l' intrique nous mène du viol au meurtre dans un style
qui rappelle les grands moments des films noirs américains...et
c'est parce que ce roman "Backstage" devrait être
adapté prochainement au cinéma que nous nous sommes
interressé aux écrits et à la personnalité
de cet auteur hors du commun, de passage sur le Caillou....
Originaire de la région Anjou en métropole, élevé
par des parents adoptifs, fan de musique Blues et de Rock and
Roll, ancien
routard aux Etats Unis, installé un temps à l'ile
de la Réunion, et aujourd'hui basé au Vanuatu, Luc
Baranger est atypique...
C'est d'ailleurs au Vanuatu où nous l'avons rencontré
et avons effectué notre entretien, sous sa véranda
balayée par le vent...Autour de lui en l'absence de sa
femme, il y avait sa fille Laura et sa chienne Morphine...
"Je
suis trés content de me retrouver à Nouméa
dit-il entouré d'autres auteurs de polar, Australiens,
Néo Zélandais et Français...c'est toujours
agréable de partager une passion" ajoute-til.
De quoi parle vous 4ème livre Backstage ? Nous sommes dans
le milieu du rock and roll des années 70 et c'est l'histoire
d'un viol collectif... dit-il la fille violée décide
de tuer les criminels un par un..
D'ou vous vient cette écriture ? Je suis un écrivain
de roman noir,c'est vrai répond Luc Baranger, c'est la
seule littérature qui me plaise...car elle montre l'humain
tel qu'il est...
Nous poursuivons avec l'enfance de Luc Baranger . Il nous raconte
la vie dans son village "capitale de l'ardoise" en Anjou.
C'était dans les années 50 une vie marquée
par les luttes sociales "entre la faucille et le marteau
et la CGT"...Il y avait aussi une grande diversité
humaine et sociale, entre les bretons "déplacés"
et les portugais et les espagnols sans oublier les gens du coin...
"J'ai été marqué par les conflits de
classe sociale, pousuit Luc Baranger cela m'a donné le
sens et la compréhension de la douleur dit-il ce qui ressort
peut être un peu dans mon écriture "noire"...Pareillement
j'ai tout de suite aimé la musique blues elle traduit aussi
cette blessure notamment pourle peuple noir.
Par la suite j'ai été me promener aux Etats Unis
ou j'ai vécut pludieurs allers/retours, en tout 5 ou 6
ans etlà-bas j'ai fait pleins de petits boulots pour survivre...taxi,
plongeur etc...
Et la littérature quand est elle entrée dans votre
vie ? J'ai toujours écrit à mes copains des lettres
longues et j'ai eu la chance de rencontrer Michel Embarek, directeur
du journal spécialisé "Best" .Embareck
m'a encouragé à passer à l'écriture,
et j'ai eu de la chance précise-t-il d'envoyer mon manuscrit
par la poste et l'éditeur m'a appelé pour me dire
On vous publie !!
C'était mon premier livre "Visas Antérieurs"...un
livre un peu autobiographique dit il. Ce livre m'a permis d'évacuer
certaines chose conclue t il.
Nous écoutons un nouvel extrait du livre "Bakstage",
lu par Laurent Chenas.