Mercredi
30 Octobre à 12H20 et Samedi 2 Novembre à 8H sur RADIO NOUVELLE
CALEDONIE.

C'est parce que Nicolas Kurtovitch
vient de publier "Autour d'Uluru" que
nous avons choisit à Caraktéres
d'élargir le cercle et de tourner le temps d'une émission
autour de la personnalité de l'auteur.
Içi en Calédonie le nom de Kurtovitch est connu, car
les racines familiales sont solides et profondes...il restait donc
à Nicolas à se faire un prénom comme on dit,
et c'est le cas...De Poésies en proses puis en écritures
théatrales, Nicolas Kurtovitch nous invite
sans cesse, avec sa sensibilité, à nous interroger,
à mieux observer, écouter et approfondir l'air du
temps, passé et présent, de la Calédonie et
du Monde.
En cela il est profondément Humain, un Humain qui dialogue
avec les Humains....et ce dialogue s'il a commencé sur les
bancs du lycée, il continue aujourd'hui encore avec son magnifique
livre "Autour d'Uluru"..avec une histoire
de rencontre, intérieure cette fois...une "marche au
centre de soi".
Uluru est un rocher dans le désert
de Gibson en Australie, nous dit Nicolas Kurtovitch,
un rocher que l'on appelle aussi Ayers Rock...il est situé
dans le parc d'Uluru qui géré par la communauté
aborigéne.C'est le plus gros rocher du monde haut de 100
mètres, un lieu mythique mais pas un lieu du passé,
nous dit Nicolas Kurtovitch. Il faut trois heures de marche pour
enfaire le tour. C'est
un lieu de vie trés contemporain.
"J'ai constaté que les peuples dont on dit qu'ils n'ont
pas d'écritures ont quand même une lecture de la nature,
ce que nous n'avons pas toujours", poursuit Nicolas Kurtovitch.
Une lecture au dela d'une connaissance , une lecture qui interprète
leur devenir, et qui explique leur présence sur terre.
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Votre expérience d'Uluru dites vous, a été
l'occasion d'un parcours "au centre de soi"
que voulez vous dire ?
Nous avons eu une émotion avec Nicole ma femme,
lors d'un précédent voyage. Il explique
: Plus tard en revenant à Uluru , et en faisant
le tour du rocher, en marchant, nous avons été
saisis à nouveau et comme ce lieu est chargé
de sens, l'univers nous a ramené à nous
même. Il n'y a pas selon moi de séparation
entre l'univers et l'individu. Faire la marche à
Uluru permet de faire le lien entre le cosmos et nous-même,
nous dit Nicolas Kurtovitch.
Il
y a du bouddhisme dans votre démarche ? Le Bouddhisme
et le Taoïsme sont deux pensées philosophiques
dans lesquelles je me reconnais nous dit Nicolas Kurtovitch.
Notamment dans les notions de détachement et d'impermanence...
J'ai
eu envie d'écrire ce livre entre le 2ème
et 3ème voyage nous dit-il, avec Nicole pour approfondir
notre émotion et notre dépassement du premier
niveau, pour découvrir un autre moment. En cela
la pensée du livre à précédé
la marche.
Je crois que c'est une manière de faire, qui me
plaît dit il, "considérer que l'écriture
n'est pas un témoignage mais une recherche, une
démarche, un moyen de connaitre".
Nous
écoutons un extrait de poêmes tiré
du livre.
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Dans cet ouvrage j'ai mélangé, le récit en
prose et la poésie, nous indique Nicolas Kutovitch.
Il nous explique son désir de mélanger ces deux styles.
"Je voulais parler du rocher Uluru avec la prose et cela permet
d'alterner les paroles". C'est une technique qui me convient
compte tenu du style que j'ai. Une forme d'écriture quel'on
retrouve au Japon précise-t-il.
Nous écoutons un nouvel extrait du livre.
Puis nous laissons le livre "Autour d'Uluru" pour nous
intérresser à la vie de Nicolas Kurtovitch.
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Sa famille descend, coté maternel de Jean Taragnat
un des premiers français arrivé en Calédonie
en 1843. Coté paternel, les racines viennent de Yougoslavie.
Ilnous explique cette diversité.
Et votre culture est-elle française ? Oui je me sent
de culture Française, je parle français, arrétons
de parler de culture Caldoche, il y a une identité
calédonienne, et je suis prêt a débattre
sur la question dit-il avec fermeté.
Mais mon intérêt me porte aussi sur la culture
Slave et Océanienne.Il n'y a pas d'exclusive.
Qu'est-ce qui définit l'originalité de votre
rapport au monde ?
Je n'ai pas de sentiment national dit il je me sent citoyen
du monde, je me sent Humain, on a le même sang qui
coule en nous...Des humains qui ont des apirations communes
? Certaines oui, d'autres différentes, mais il faut
essayer de batir une troisième réalité,
dépasser les contradictions, pas les nier mais les
dépasser car il y a beaucoup de points qui nous rassemblent
en Calédonie...Il faut conjuguer l'immédiat
et le court et le moyen terme...
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Nicolas
Kurtovitch nous ensuite parle de sa scolarité entre
Nouméa et Bourail, puis il évoque ses premiers poémes
publiés en 1973. Il évoque ses voyages, sa "rock
and roll attitude". Plus tard il est parti en France faire
des études de géographie. Revenu en Calédonie
en 1981 il a commencé à publier. Il évoque
aussi son expérience de travail à Lifou.
Avec lui, nous évoquons la génése de l'édition
en Calédonie.
Cela a commencè petit à petit par des "coups
d'éditions" avec Hachette, des personnes comme Claudine
Jacques, et puis l'esprit des accords de Matignon a redonné
un coup à l'édition sur le Caillou. Là aussi
c'est la volonté de plusieurs personnes qui a été
décisive, Laurence Viallard, Jean Raymond Postic avec Iles
de Lumières et Edipop...Plus prés de nous il y a aussi
L' Herbier de feu, qui est une association, récemment Rhizome
et Arlette Peirrano qui de son coté s'auto-édite...
Quel était l'état d'esprit en Calédonie dans
les débuts de l'édition ? C'était pas si évident,
cela dépendait aussi des personnes sensibles ou pas, qui
se sentaient concernées ou pas par nos écrits...Aujourd'hui
cela a évolué, on peut se faire chroniquer, et si
il y en a qui s'autocensure c'est un peu leur problèmes,
dit-il.
Que dire de votre expérience d'écriture avec Déwé
Gorodey ? C'était fort dit il, on avait envie de dire des
choses...L'expérience avec Pierre Gope a été
aussi trés forte. mais ill faut bien s'entendre dans l'écriture
à plusieurs et avoir une relation affective sinon c'est une
addition de textes.
J'ai aussi eu une expérience avec Jean Claude Bourdais dans
"l'Arbre à Bière" et "L'arbre à
souvenirs" cela m'a obligé d'aller au dela...
La préface et la postface de "Autour d'Uluru" est
signée de Jean Claude Bourdais ? Oui et je suis flatté
de ce qu'il a dit et je suis content d'étre en phase avec
lui, ajoute-t-il.
Etes vous content de la maquette de votre livre ? Non j'hésite
je suis déçu de la maquette la mise en page, le typographie,
je l'ai montré à Ouessant, et vais en mettre que quelques
uns en vente car j'hésite.
Mais le texte dépasse la forme ? Oui cela m'encourage d'entendre
cela, l'emballage ne doit pas être tout ajoute t il.
Alors vous Nicolas Kurtovitch, vous considérez vous romancier
ou poête ? Plutôt poête répond Nicolas
Kurtovitch. Et la forme romanesque ? non, j'ai écris un roman
policier, mais il faut que je le reprenne et puis un roman c'est
beaucoup de travail avoue-t-il.
Et l'auteur de théatre ? Ah oui cela me plait beaucoup le
théatre...aussi bien les formes longues que courtes...Il
faut rappeler d'ailleurs qu'une de vos piéces a inaugurée
le Centre Tjibaou ? Oui répond il c'était en 1998.
Nicolas Kurtovitch nous explique alors comment cela s'est passé....
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