Mercredi
22 MAI à 12H20 et Samedi 25 MAI à 9H sur
RADIO NOUVELLE CALEDONIE.
Une émission
d' Alexandre ROSADA

C'est prés de Poindimiè,
sur la cote Est du "Caillou", que nous sommes alllés à la rencontre
du Pasteur Wanir
Welepane.
Il nous a reçu à la tribu de Ouindo, et à l'intérieur du
"kiosque" comme il nomme son bureau. Là nous avons écouté son récit
de vie et appris beaucoup de son expérience d'homme et d'homme de
foi.
Avant de commencer notre entretien il nous fait visiter les lieux
et nous découvrons des objets qu'il affectionne, des bois sculptés,
des racines, puis des livres de théologies mais aussi d'auteurs
aussi divers que Jacques Lafleur ou Jean Marie Tjibaou...puis commence
le palabre...
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Wanir
nous parle d'abord de son nom "Wanir veut dire petite
lumière" dit-il, peut être parce que je suis né à Noël
en 1941...Puis il nous parle de sa famille, et de sa mère
"forte de caractère", qui a donné dit-il une éducation
à ses enfants ce dont il lui est "trés,trés reconnaissant"...
...et
trés vite Wanir Wélépane nous
parle de lui, de sa soif de rencontre et de découverte
des autres et de la vie. "Je suis curieux dit-il et
en recherche permanente" et mon ministère à Poindimié
m'a permit de mener à bien cette "quête de l'autre"
et de devenir "citoyen du monde".
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Mais Wanir Welepane nous dit aussi que
son île d'origine Tiga, a été pour beaucoup dans ce
"voyage incessant". Il faut "sortir de son milieu pour ajouter à
ce que l'on a " dit-il, "même si on a toujours le désir de rentrer
chez soi". Partir de Tiga a été une épreuve poursuit-il mais ça
a été "comme une initiation à la vie". "La vie est un combat dit
il, mais la vie est belle car la vie est faite de partage".
| Notre
entretien avec Wanir Wélépane
se poursuit sur le terrain de l'écriture, en tant qu'essayiste
et poète.J'ai toujours écits dit-il, dans les cahiers
de chants, dans l'église, sur les routes...mais l'écriture
s'est imposée a moi, poursuit-il ,au moment des évènements
dans les années 60 en métropole... et plus tard, lorsqu'on
a parlé de l'Indépendance Kanak dans les années 70.
Je partageais cette volonté d'écrire avec d'autres hommes
et femmes Kanak de ma génération, et il cite Déwé, Fote,
Ben, Wenico et bien d'autres.... comme eux dit-il j'ai "osé"
passer à l'écriture. |
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..et nous poursuivons notre émission avec Wanir...Il nous
dévoile ainsi le passage de l'écriture à la publication qui
ne fut pas chose facile pour lui. Grâce à des encouragements
de Marie Claude Tjibaou et d'Henri Wayewol notamment il s'est décidé.
Puis vient son époque de poésie Kanak . La poésie
elle est "partout, partout, partout". Cela vient, dit il
en partie de la culture kanak mais aussi de la connaissance des
Ecritures et des paraboles de l'Evangile. Il nous raconte
avec son style direct comment il est entré en poésie lors d'une
kermesse...
Inlassable travailleur, Wanir vient d'achever deux livres : "La case et le feu" un
essai symbolique et "Entre deux pays" un livre de réflexions
philosophiques sur "la culture d'hier et celle de demain".Son
message est destiné au Kanak car il faut, dit-il, qu'ils "soient
capables de tout" sans nier leur communauté mais en explorant
aussi la réussite individuelle, et en respectant les autres
pour "vivre ensemble".
Notre
entretien avec le Pasteur Welepane s'oriente
alors sur la Foi qui "est un progrés" pour les Kanak, car
dit-il l'arrivée de l'évangile a enrichi les Kanak en leur apportant
"l'esprit" des valeurs qu'ils maitrisaient déja. Aujourd'hui
il faut vivre cet "amour" et "chercher le trésor en
chacun de nous". Avant
de nous quitter Wanir nous dit qu'il
a beaucoup appris de la valeur humaine, pendant ses 39 années
de Ministère mais que sa certitude aujourd'hui c'est qu'il ne
sait pas, car face à l'autre humain on apprends toujours...