
« GUSTAVE KANAPPE »
1837 - 1894
Le constructeur du "Fort de Hienghène"
Des lettres, des cahiers, des carnets et des fiches, au fond d'une
malle d'un grenier.
Découvert en 1960 par Christine Courtis, la petite fille
du Capitaine Kanappe, qui n'a pas connu son grand père,
elle va se passioner pour ces vieux papiers. Pendant 4 ans elle
va classer chronologiquement ces souvenirs car Kanappe
fut un grand voyageur, Cochinchine, Guadeloupe et Nouvelle Calédonie.
Grace à elle, et à la Société d'Etdues
Historique de Nouvelle Calédonie, un livre est paru "Les
souvenirs du Capitaine Kanappe". On y apprends que c'est
ce Capitaine qui construisit le premier poste militaire de Hienghène.
Aujourd'hui la gendarmerie de Hienghène à fait peau
neuve.
Elle vient d'être inaugurée le 16 avril 2005, par
les plus hautes autoritées de la Gendarmerie, le Sénateur
de Calédonie, le représentant de l'Etat en Calédonie,
les représentants de la Province Nord, du Gouvernement,
et des chefs coutumiers.
L'occasion de nous rappeler l'histoire du Capitaine Kanappe.
Fils ainé d'une famille de sept enfants. Marié en
1872 et père de deux filles.
C'était
il y a plus de 125 ans, le 30 juin 1880, le capitaine Gustave
Kanappe, du 1er régiment d'infanterie de Marine, recevait
l'ordre du Gouverneur Courbet, de construire un avant poste miltaire
à Hienghène. Parti avec 56 hommes de troupe et une
quinzaine de Kanak, il allait pendant un an et demi, ériger
les premiers édifices publics de la commune : caserne,
dépendances et mur d'enceintes.
La première pierre fût posée le 9 août
1880, et les bâtiments principaux furent achevés
en septembre 1881. D'autres travaux d'aménagements se poursuivirent
aprés le départ du Capitaine Kanappe en avril 1882.
Par arrété du Gouverneur, le 13 janvier 1923, le
fortin de capitaine Kanappe devint Gendarmerie.
Cette caserne détruite en partie par le cyclone de 1948
notamment, a été plusieurs fois rénovée.
Elle a été définitivement rasée en
2002 pour lui donner l'aspect d'aujourd'hui.
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Mais l'exemple du Capitaine Kanappe
vaut autant par sa détermination à créer
une présence française dans le pays, que par son
aspect historique voire ethnographique. Dans ses lettres regroupées
dans ce livre, par sa petite fille, Kanappe observe finement la
société Kanak qui l'entoure.
Arrivé pendant la révolte de 1878, il en raconte
la fin. Il relate aussi les pilous de Hienghène en 1880,
les premières célébrations des fêtes
nationales françaises en Calédonie.
Il évoque les souvenirs de déportés politiques
enraciné sur le caillou. Il retrace enfin avec beaucoup
de précisions les portraits des chefs Bouarate, Poindi
Patchili, Gélima, Kaké et Nondo.
L'ouvrage et le vécu de Kanappe a donc valeur de témoignage.
Le style de ses lettres écrites avec naturel donne encore
davantage de saveur à cette expérience.
Gustave Kanappe termina sa vie dans l'Yonne comme percepteur.
Il fut promu officier de la Légion d'Honneur en 1887.
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Reportage
Télé RFO NC
Alexandre Rosada J.Noel Méro
Montage :
Gael Detcheverry.
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