
Marcel Carliez 1896-1964.
26 ans de dévouement à l'Ecole Publique en Calédonie.
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Marcel
Carliez, sa femme Marguerite et leur fille Jeanne, dans les années
20.
O n voit plus loin Jeanne en 2004, couper le ruban d'inauguration
de l'école à Poya qui porte désormais le nom
de son père . |

Les personnalités coupent le ruban d'inauguration : Mme Jeanne
d'André, Le député Frogier, Pierre Maresca,
Mme Nadia Héo, Guyèdre Wamedjo, Yasmina Metzdorf et
Mme Iékawé |

Yasmina Metzdorf, directrice de l'école Marcel Carliez à
Poya. |
Détruite
en 2003 par le cyclone Erica, l'école de Poya est restaurée
à l'identique et depuis ce 3 septembre 2004, 8 nouvelles
classes ont été ouvertes aux enfants du village
et des tribus avoisinantes.
Cette reconstruction a été l'occasion d'un baptème,
et l'école de Poya porte désormais le nom de Marcel
Carliez un calédonien d'adoption, originaire de Lille et
arrivé sur le Caillou dans les années 1920.
Cette nauguration a permis de faire revivre l'histoire de l'éducation
publique à Poya depuis 1924. Un spectacle d'une centaine
d'enfants à retracé sous formes de danses, chants,
mimes ou saynettes les grands moment de l'école, petite
paillote de l'époque devenus aujourd'hui un complexe flambant
neuf.
De nombreuses personnalitées ont fait le déplacement.
Les représentants des Provinces Sud et Nord, le Député
de la 2ème circonscription, la fille de Marcel Carliez
Mme Jeanne D'André, et bien sur les habitants de Poya,
et des tribus locales, sans oublier les élus et la directrice
Yasmina Metzdorf, qui a organisé cette journée-évènement.
Dans les discours les politiques ont rappelé le geste de
l'Etat, et l'engagement de la Ministre de L'outremer Brigitte
Girardin qui s'était rendue sur les lieux au moment du
drame. Elle avait annoncé des mesures d'exeptions pour
réhabiliter l'école. Les promesses ont été
tenues tant par les Princes Nord et Sud que la commune et l'Etat
à affirmé le Maire de Poya Guyèdre Wamedjo.
Le
député Pierre Frogier assiste au spectacle
joué par les enfants, en compagnie de personnalités. |

Le toit de l'école brûle en 1936.
Le gendarme Chambault fait un rapport.
Un élève plus de 50 ans aprés lit ce
rapport.
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Le plateau sportif de l'école accueillait
ce 3 septembre un spectacle préparé par les
enfants et les enseignants. |
Parmi
les témoins anciens élèves, de l'école
de Poya nous avons rencontré Iréne et Renée,
deux des neufs filles du colon Barthémy Mercier. Il figure
parmi les premières familles installées dans la région.
Les deux soeurs nous ont racontée ce passé.
Extraits :
"on longeait la rivière avec une plate nous dit Renée
et on apportait notre gamelle.On travaillait jusqu'a 11 heures.Notre
maitresse était Mme Chambault la femme du gendarme . Nous
étions quinze élèves. Nous apprenions un peu
tout et parfois nous partions étudier la nature. La vie a
cette époque était merveilleuse.

Les deux
soeurs Mercier.
Irène Videault et Renée Niautou.
Elles furent à l'école de Poya en 1937 et
1946.
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"nous étions 12 raconte Iréne, notre maitre était
un métro qui sortait de l'armée. Chaque matin il y
avait le lever de drapeau tricolore que l'on devait bien plier et
le ranger. Puis commençait la leçon de morale. Nous
apprenions l'histoire de France, le dessin, le calcul, la grammaire,
la musique aussi.
Parfois le maitre était méchant. Il nous mettait à
genoux sur la caillasse avec deux briques dans les mains les bras
écartés. Un jour je me suis rebellé. Il nous
punissait aussi en nous tirant les cheveux, ou avec des coups de
règle sur les mains. Nous étions il est vrai, trés
dissipées parfois.
Nous avions aussi une souffre douleur, c'était la fille du
gendarme, une métro à qui nous racontions des histoires
de brousse. Elle nous croyait. Quand elle est partit du pays nous
lui avons dit que nous l'aimions bien quand même malgré
les misères que nous lui avions prodiguées. Malgré
le dénuement de tout, nous étions heureuses.
Une évocation d'Alexandre Rosada. Images Philippe Huneault.
Montage/Mixage Gael Detcheverry.
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